2017 : une année fructueuse en création d’entreprises

2017 : une année fructueuse en création d’entreprises

De plus en plus de Français semblent tenter par l’aventure de l’entrepreneuriat. Du moins, c’est ce que nous montrent les chiffres de 2017. Ou le nombre de créations d’ entreprises a une nouvelle fois progressé pour atteindre leur plus haut niveau depuis 2010.

Pas loin de 600 000 nouvelles entreprises

Il faut remonter à 2010 pour voir des chiffres similaires. Ainsi, selon l’Insee, en 2017 le nombre de nouvelles entreprises a progressé de 7 % par rapport à 2016. Au total, près de 591 000 nouvelles entreprises ont ainsi été créées sur le territoire Français.

Parmi ces nouvelles structures, on dénombre environ 151 600 entreprises individuelles (hors micro-entrepreneurs), soit une hausse de 6 %. Mais la plus forte hausse se situe du côté des micro-entrepreneurs avec une progression de 9 % par rapport à 2016 et 241 800 nouvelles structures. Les sociétés connaissent quant à elles une hausse de 5 %, soit 197 900 nouvelles sociétés.

La création d’entreprise a été libéralisée à la Révolution française par le décret d’Allarde des 2 et 17 mars 1791. L’entreprise individuelle est souvent très prisée en raison de sa simplicité au moment de la création.

Des inconvénients majeurs découlent pourtant de ce type de statut. En effet, il s’agit d’une forme d’entreprise constituée d’une seule personne physique (le fondateur). Le patrimoine de la société n’est pas distinct de celui de son fondateur, qui reste responsable des éventuelles dettes de manière illimitée.
La totalité des biens (mobiliers et immobiliers) est donc susceptible d’être retenue par les créanciers, et les dettes du fondateur peuvent même être prélevées sur le patrimoine du conjoint.

Parmi ces nouvelles sociétés, la forme juridique la plus plébiscitée reste la SAS (société par actions simplifiées) à associé unique ou unipersonnelle qui représente 37 % des sociétés créées en 2017, devant les autres SAS (24 %), la SARL hors SARL unipersonnelle (21 %), la SARL unipersonnelle (15 %), et les autres formes qui représentent seulement 3 %.

En moyenne, et si on exclut les micro-entrepreneurs; 7 % seulement des nouvelles entreprises ont au moins un employé au moment de leur création. En moyenne, ces 7 % démarrent avec 2,6 employés.

Quels sont les principaux secteurs d’activité touchés ?

Toujours selon l’Insee, le secteur ayant connu la plus forte hausse en 2017 par rapport à 2016, est celui des transports et entreposage avec une hausse de 24,7 %. Suivi par les activités immobilières (18,1 %) et par les activités spécialisées, scientifiques et techniques (14 %). À l’exception de la construction dont le nombre de créations diminue de 1 %. Tous les autres secteurs d’activité ont connu une progression par rapport à 2016.

Toutefois, le secteur profitant du plus grand nombre de créations d’entreprises est celui des activités spécialisées, scientifiques et techniques, avec 103 200 nouvelles entités, soit une progression de 14 % par rapport à 2016. Il précède le secteur du commerce (98 600) et celui de la construction (61 000).

Chaque opération de collecte de fonds rassemble de 30 à 100 personnes par entreprise. Ces capitaux peuvent dans certains cas être collectés en plusieurs fois, voir sur un ou deux ans. Les épargnants, personnes physiques, peuvent déduire de leurs impôts un pourcentage non négligeable des sommes versées en souscription au capital de ces entreprises : Ils peuvent déduire 18 % sur l’IR (Impôt sur le Revenu) et 50 % sur l’ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune).

Géographiquement, quasi toutes les régions françaises sont concernées par cette hausse. Seules la Martinique (-2 %) et la Guyane (-10,5 %) connaissent une diminution. La plus forte progression par rapport à 2016 se retrouve à Mayotte 16,4 %), devant l’Ile de France (10,1 %) et la Nouvelle-Aquitaine (8,1 %).

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